Fritures du communisme, de Frédéric Lardon

Fritures du communisme (*) :  le sujet est des plus sérieux pour qui prendrait l’extrême gauche au sérieux. Le voici : pour cette mouvance, s’attaquer aux points vulnérables de l’oligarchie est paradoxalement tabou. Son combat contre les puissants est stéréotypé et occulte un rouage majeur de leur domination, une justice en trompe-l’œil. Leur ethos est de lutter, jamais de gagner. Nous essayons d’expliquer cette névrose en nous focalisant sur trois figures : Juan Branco, Denis Robert, et Frédéric Lordon.
(*) Le mars 5 2021 paraîssait aux éditions La Frabrique, Figures du communisme, de Frédéric Lordon

5 commentaires sur « Fritures du communisme, de Frédéric Lardon »

  1. LA FABRIQUE CENSURE « FRITURES DU COMMUNISME »

    J’ai vu Éric Hazan, directeur de la Fabrique, dans un duo avec Frédéric Lordon. Il m’avait donné l’impression d’avoir de l’humour. L’aurait-il perdu pour qu’il s’empresse de supprimer mon partage d’information sur mon pastiche du livre nouvellement paru de Frédéric Lordon?!

    Photo d’écran au moment où j’ai entré mon commentaire à la page YT faisant la promo de « Figures du communisme». Il n’il n’y est plus!.

    « À quoi pourrait ressembler le communisme concrètement au delà des clichés infâmants qu’en ont donné les régimes qui ont usurpé ce nom là », dit Frédéric Lordon dans cette même promo. Ça promet…

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  2. RT FRANCE CENSURE FRITURES DU COMMUNISME.

    Message publié le 09/03 à 22h34 en commentaire d’un entretien du 02/12/2019, entre Taddeï et Lordon: « Fritures du communisme, pastiche du livre de Frédéric Lordon qui vient de sortir », suivi du lien à ce billet. Nombre de commentaires: 93. Le lendemain, le message n’y était plus et (92 commentaires). « Interdit d’interdire » s’appelle l’émission…

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  3. LA PREUVE SELON FRÉDÉRIC LORDON DE LA VIABILITÉ DU SALAIRE À VIE IMAGINÉ PAR BERNARD FRIOT, LE CNRS!

    TRANSCRIPTION

    §N+1 Il est un univers de la production culturelle (étendue) où la chose est spécialement visible – et d’autant plus que ses conditions sont en train d’être en ce moment méthodiquement détruites -, c’est la recherche. Le CNRS en France a longtemps été une réalisation, sans doute approximative mais néanmoins exemplaire, du « salaire à vie » et de ses vertus: des individus, certes sélectionnés, mais payés quasiment sans contrepartie, à faire pour ainsi dire ce qu’ils veulent. Mais précisément, ce qu’ils veulent, ici, c’est faire de la recherche! Alors ils la font, sans compter leur temps, et au mieux de ce qu’ils peuvent, pour cette éternelle simple raison que c’est leur désir. Et dans ces conditions, la recherche est excellente.

    §N+2 Mais que des gens soient ainsi laissé à très peu de contrainte, pas loin de leur libre vouloir et, pire encore, hors marché, c’est insupportable au néolibéralisme. Aussi, là où il n’y avait que peu de contrainte, le néomanagement appliqué à la recherche a t-il décidé d’en mettre toujours plus, notamment des contraintes de surveillance (reporting) et d’évaluation. Mais, bien plus désastreusement, de contraintes de fragilisation générale des positions: par la concurrence, comme d’habitude. Concurrence pour les ressources nécessaires à la recherche (crédits d’équipement), concurrence pour l’accès aux postes statutaires. La déstabilisation n’est-elle pas une merveilleuse stimulation?

    §N+3 Eh bien non, elle est le pire des toxiques. Sous son action corrosive, les agents commencent à se battre et les externalités positives d’une activité fondamentalement coopérative sont détruites. Mais surtout, ils cèdent à l’affolement dès lors que leurs conditions matérielle d’existence sont directement menacées, et commencent à chercher, dans la panique, à identifier des stratégies institutionnelles gagnantes. Le mimétisme, c’est à dire le conformisme, est malheureusement la seule solution rationnelle à ce problème. Malheureusement, en effet, car la créativité de la recherche n’y survit pas quand chacun ne cherche plus… qu’à se railler aux courants dominants, rationnellement interprétés comme ceux qui bénéficient de la meilleure validation institutionnelle, donc des meilleurs chances de status matériel. L’innovation scientifique et intellectuelle suppose de faire ce qui ne se fait pas encore; or tout le monde est déterminé par le nouvel agencement institutionnel concurrentiel à faire ce que tout le monde fait; fin de l’historire. L’éthos de la science périt à coup sûr, et il périt même deux fois, d’abord d’être saisi par le conformisme, ensuite d’être saisi par un …

    (mise en ligne par @jul_thery)

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